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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 19:12

Valls-2012.jpg

L'avis de The Economist
Publié le 29 septembre 2011
Débat PS : Manuel Valls, oasis réaliste perdu dans le désert socialiste

La correspondante française du journal britannique The Economist, Sophie Pedder, livre pour Atlantico son point de vue sur le deuxième débat télévisé de la primaire PS.

Atlantico : Sur la forme tout d'abord, qu'avez-vous pensé du deuxième débat télévisé entre candidats à la primaire PS ?

Sophie Pedder : C’était un peu plus musclé, et plus interactif entre les différents candidats. Un peu plus vif, plus intéressant aussi. Pour moi cela a confirmé les différences plutôt que de les régler.

Je trouve par ailleurs que le débat a cristallisé autour des deux personnages les plus jeunes, Arnaud Montebourg et Manuel Valls. Ils semblent représenter chacun un point de vue très divergent. Montebourg avec sa démondialisation, et Valls avec son discours de vérité, de sang et de sueur. Donc je ne vois pas du tout une absence de différences.

 

Peut-on comparer cela aux débats télévisés outre Atlantique ?

Un petit peu, mais la différence si on regarde par exemple le Parti républicain aux États-Unis actuellement, c’est un vrai show, c’est-à-dire qu’il y a une foule de personnes qui assistent dans le studio, ce n’est même pas un studio mais un immense amphithéâtre avec tous ces gens qui applaudissent, participent, rient. C’est un show, tandis que ce que vous faites, vous les Français, est sans doute plus discret.

Néanmoins ce qui est important, avant tout, c’est que ce soit démocratique. Ça change l’image de la sélection d’un candidat. Non seulement l’image mais aussi le fond.

 

Quel a été, selon vous, le moment marquant ?

Pour moi c’étaient les échanges assez vifs entre Valls et Montebourg. Montebourg a accusé Valls de ne pas être à gauche et Valls a répondu « personne n’a le monopole de la gauche ». Je pense qu’il a bien expliqué qu’on peut être à gauche et également avoir un sens de responsabilité vis-à-vis des électeurs, et ne pas raconter des histoires. « Tout sera dur, nous devrons faire des efforts » : c’est un discours que les Français ont besoin d’entendre, même si ça ne plaît pas.

 

The Economist a clairement affiché sa préférence pour Valls. Le débat a renforcé cette position ?

L’article que vous mentionnez n’était pas un éditorial avec le soutien exclusif de la rédaction pour un candidat. Mais c’est vrai que Manuel Valls est identifié par cet article comme le seul qui a vraiment compris le besoin de dire la vérité aux Français et ne pas faire des promesses intenables.

Et cette impression a été confirmée hier. Mon avis n’a pas changé. Quand, par exemple, il dit « ne cherchons pas forcément une excuse pour nos faiblesses, telles l’Europe ou la mondialisation, nous avons, nous les Français, besoin d’assumer nos propres erreurs »,  ce type de discours est largement absent, à gauche comme à droite. C’est un petit exemple mais la politique française a besoin de l’entendre. Valls est celui qui a le mieux débattu, et qui correspond le plus à nos idées.

 

Par opposition aux autres candidats ?

Non je n’ai pas dit ça. Vous avez écouté le discours de Montebourg disant « on va mettre des protections aux frontières de l’Europe… » C’est très bien, mais dans l’Europe à 27 on ne peut imposer de telles idées aux les 26 autres partenaires. Au niveau européen, on peut avoir tous les souhaits possibles, mais dans la réalité on ne peut imposer de telles protections. Les autres ont pas mal débattu, mais certaines politiques sont irréalistes, et spécialement en l’état de l’économie française et des finances publiques.

Par exemple les 300 000 emplois jeunes : la France ne peut pas se les payer. Le retour de la retraite à 60 ans n’est pas possible. Même les 60 000 enseignants que Hollande a promis ne peuvent voir le jour. Je ne dis pas qu’il raconte des histoires, mais il manque un discours de vérité sur ce qui est vraiment faisable en période de crise.

 

Est-ce, selon vous, de la naïveté ?

Non, c’est purement électoral. Ces gens sont intelligents, ils ne sont pas naïfs.

Toutefois regardez Manuel Valls, dans les sondages il est très bas : il est beaucoup plus facile de ne pas voir ce discours de vérité, qui n’est pas très agréable. Mais qui est la réalité.

 

Qui a tiré son épingle du jeu ?

J'ai été frappée par le fait qu'ils ont quand même réussi à trouver un bon équilibre entre une discussion franche et un sens d’unité quelque part, même quand ils se sont disputés c’était dans une ambiance assez conviviale. On avait l’impression d’une équipe.

Les Français sont conscients que si les socialistes sont élus l’an prochain, ils gouverneront ensemble, donc ce côté équipe n’a pas été contreproductif. Ils ont besoin de voir quand même que les socialistes sont unis quelque part. Je préfère l’idée d’une équipe qui prépare à gouverner ensemble, plutôt que des personnages tellement différents qu’on ne peut même pas les imaginer efficaces dans la même équipe.http://www.atlantico.fr/decryptage/debat-primaire-socialiste-manuel-valls-desert-socialiste-192572.html

 

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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Politique
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:36
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:35

vallsArrivé à Genève, en provenance de Londres où il a parlé sécurité urbaine avec l’ancien ministre travailliste David Miliband, Manuel Valls a pris hier la direction de la Haute-Savoie. Terre de droite ? “Il n’y a pas une France de droite et une autre de gauche, les primaires du PS sont ouvertes à tous. Il faut être partout et précisément ici si c’est une terre de conquête pour la gauche”, explique celui qui se pose en outsider de cette sélection socialiste pour la présidentielle.

 

(...) je ne supporte pas que la gauche ait laissé certaines valeurs républicaines à la droite.” 35 heures à repenser, quotas migratoires, retraite à la carte… Avec son autre voix au PS,  il promet des surprises. 

(...) 

 tout est question de priorité. Les siennes ? Justice, sécurité, éducation. “On peut réformer le pays sans dépenser plus. Il faut réorganiser nos forces de police, y adjoindre la police municipale armée."

 

 

par la rédaction du DL le 09/09/2011

 

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/09/08/manuel-valls-l-autre-voix-a-la-droite-du-ps

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 18:08

La Gauche a gagné , comme c'était prévisible, les élections sénatoriales .

 

La gauche PEUT gagner les élections présidentielles et législatives en 2012 .

 

Mais si Sarkozy "peut mieux faire" il est certain que d'autres feront bien pire et moins bien .

 

Les policiers de tous corps et les Policiers Municipaux en particulier doivent bien être conscients de l'enjeu qui se prépare lors des primaires du Parti Socialiste .

 

C'est bien simple : il ne s'agit pas de "voter pour le parti socialiste" comme il nous est répondu parfois .

 

Il s'agit de voter POUR Manuel VALLS qui, en tant que Maire et en tant que Député,Securité valls nous défend . 

 

Ne pas aller voter Manuel Valls aux primaires du Parti Socialiste revient à favoriser des gens comme M. URVOAS ou HAVRIN qui veulent changer nos uniformes, nous désarmer, nous limiter à des missions subalternes de "tranquillité" et non plus de SECURITE .

 

 

Voter pour Manuel VALLS en réalité c'est une garantie pour votre AVENIR .

 

Il en est de même d'ailleurs pour tous les citoyens !

 

Rappelons que TOUS les électeurs peuvent aller voter pour Manuel Valls aux primaires . TOUS . Il n'y a pas besoin d'être socialiste pour le faire, ni de s'inscrire sur Internet .

 

Souvent le bureau de vote est celui où vous allez d'habitude .

 

Vous trouverez votre bureau de vote sur ce lien :

 

http://bureauxdevote.lesprimairescitoyennes.fr/

 

 

POLICIERS : VOUS AVEZ VOTRE AVENIR ENTRE VOTRE BULLETIN DE VOTE !

 

ALLEZ VOTER AVEC VOTRE FAMILLE POUR MANUEL VALLS .

 

VOUS POUVEZ TOUT CHANGER . VOUS POUVEZ EVITER D'ETRE TRANSFORMES EN TRAVAILLEURS SOCIAUX .

 

  
 Voter Valls c'est voter pour votre profession , votre honneur . C'est voter CONTRE ceux qui vous méprisent !
  
 On y va ?
 
B/N le 26/09/2011
SIPM-FPIP/EUROCOP

 

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 16:22

Fort de son expérience de maire d’Evry, Manuel Valls entend faire de l’insécurité l’un des thèmes phares de son projet. Dans son livre Sécurité, la gauche peut tout changer, paru en 2011, il affirme que la gauche doit faire de la sécurité une priorité.

Il milite pour un discours de gauche « décomplexé » contre la délinquance et débarrassé de toute forme d’angélisme. Pour ce faire, il propose de mettre en place dès le lendemain de l’élection des Etats généraux sur la sécurité. Il milite pour la mise en place d’une chaîne « prévention/sécurité/justice »

Moyens financiers et humains

« Il faut dire la vérité aux Français : face à l’insécurité, la réponse sera longue, coûteuse et complexe », explique le candidat.

Si le candidat pointe du doigt l’insuffisance de moyens consacrés à la lutte contre l’insécurité, il estime que les contraintes budgétaires ne permettront pas de créer 10.000 postes de police et de gendarmes supplémentaires.

Evolution du métier des forces de l’ordre

Manuel Valls insiste sur la formation des forces de l’ordre qui doit mieux les préparer aux réalités du terrain sur lequel ils vont exercer.

Dans la lignée du PS, il souhaite aussi redéfinir leurs missions vers le cœur de métier. Il propose que les transferts de détenus, près de 3.000 postes à temps plein, soient confiés à une police pénitentiaire spécialisée. « Ce qui délivrerait autant de postes pour la police nationale », précise-t-il.

Organisation territoriale

Manuel Valls veut reterritorialiser les forces de l’ordre en les concentrant sur les secteurs sensibles.

L’objectif est de les fidéliser à leur terrain d’exercice ainsi qu’aux acteurs locaux. Le candidat souhaite des « unités spécialisées liées géographiquement et durablement » aux territoires sensibles. Il évoque la possibilité de recruter de policiers issus de ces quartiers.

Dans la lignée du PS, Manuel Valls milite pour la création de « zones de sécurité prioritaires » dans lesquelles la « police de quartier » serait déployée en priorité. Les effectifs augmenteraient et les policiers volontaires pour exercer dans ces quartiers bénéficieraient d’une incitation financière.

Cette « police citoyenne » sera en « lien directe avec les habitants » et aura les missions suivantes : présence, visibilité, proximité, renseignement, intervention, procédures, et aide aux victimes.

Il souhait également généraliser les polices municipales  armées, comme c’est le cas à Evry.

Vidéo-surveillance

Manuel Valls souhaite développer en France le système de vidéosurveillance. Il rappelle qu’il a choisi «  à Evry d’équiper de caméras la plus grande partie du territoire ».

Sanctions

« Chaque délit doit être sanctionné », explique Manuel Valls. Pour les mineurs délinquants, il plaide pour la multiplication d’internats avec l’appui d’équipes éducatives spécialisées qui permettent aux jeunes concernés d’être parfaitement encadrés. Les centres éducatifs fermés doivent de leur côté être développés pour ceux qui ont déjà commis  un crime ou un grave délit.

En accord avec le projet socialiste, il souhaite augmenter les crédits de la justice pour exécuter les peines plus rapidement.

Face à la récidive après une peine de prison, Manuel Valls milite également pour multiplier les peines alternatives  à l’incarcération comme le bracelet électronique.

 Prévention

« L’insécurité est un problème social  car elle concerne d’abord les plus modestes et les plus fragiles de notre société », rappelle Manuel Valls sur son site Internet.

Il veut donc s’attaquer aux racines du phénomène en mettant notamment l’accent sur le soutien à la parentalité et l’action éducative. Il met en avant le Conseil des droits et devoirs des familles mis en place dans sa commune. Ce dispositif réunit l’ensemble des acteurs concernés (parents, enseignants, policiers, …) non pour sanctionner les familles mais pour les accompagner dans leur rôle d’encadrement éducatif.

En accord avec le PS, il milite égalent pour repenser l’urbanisme des quartiers sensibles.vallshttp://www.debats2012.fr/securite/m-valls-sur-les-questions-de-securite/

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 15:43

article du Point :   

"les bonus au sénat ne sont pas occultes, mais on ne peut pas tout mettre sur le site du Sénat"

vous comprenez, la transparence ça va bien un peu ... !!!

 

Une quarantaine de sénateurs bénéficient de 1,15 million d'euros de compléments d'indemnité affirme Mediapart, qui dénonce un système de rémunérations opaques, ce que conteste le Sénat qui en justifie la légitimité au regard des missions accomplies.

"Le Sénat ment par omission sur le salaire de ses membres", dénonce le site d'information en ligne, qui affirme que la Haute Assemblée "distribue au fil de l'année 1,15 million d'euros de compléments d'indemnités à une armée de +dignitaires+ de tous bords, sans que le public en soit informé".

Le site en veut pour preuve l'absence de référence de ces compléments d'indemnité sur le site officiel du Sénat qui détaille la rémunération des sénateurs.

 

Interrogé par l'AFP, le Sénat a expliqué au contraire que "les compléments d'indemnité évoqués par Mediapart ne sont pas secrets. Ils sont prévus par une loi de 2002, leurs bénéficiaire, appelés +autorités politiques+, sont désignés par le bureau du Sénat. On ne fait pas tout figurer sur notre site internet mais il suffit de s'adresser à nos services de la questure pour avoir ces informations".

 

Le Sénat n'a confirmé à l'AFP ni le montant ni le nombre des bénéficiaires des compléments d'indemnité avancés par Médiapart. Mais, selon des sources proches du dossier contacté par l'AFP, les informations fournies seraient "proche de la réalité".

 

Selon Médiapart, "48 sièges, soit 14% de la chambre, sont dotés d'un complément d'indemnité". Parmi les bénéficiaires figurent 8 vice-présidents du Sénat, dont Jean-Pierre Raffarin (UMP) et Catherine Tasca (PS) pour une rallonge de 2.080 euros par mois. Dix-sept patrons de commission et présidents de groupe politique ou rapporteurs généraux bénéficient d'un même montant.

- Trois présidents de délégation perçoivent un supplément de 1.930 euros, le président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques récupère 890 euros par mois et 14 secrétaires du Sénat 710 euros mensuel.

Mediapart affirme par ailleurs que la masse budgétaire consacrée à ces bonus a augmenté de 5% entre 2010 et 2011.

"Mais, il n'y a pas eu d'augmentation de ces indemnités qui sont indexées sur la valeur du point de la fonction publique", a précisé le Sénat en évoquant "une évolution du nombre des bénéficiaires".

 

Le Sénat a récemment déposé plainte pour vol et abus de confiance après une série de révélations par Mediapart, facsimilés de documents à l'appui, sur des notes de frais douteuses d'un questeur PS et des primes versées aux sénateurs.

Une enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) qui doit s'attacher à identifier les responsables des "fuites" au sein de la Haute Assemblée.

 

 

lire également cet article sur ce lien:

http://changerlarepublique.over-blog.com/article-la-gabegie-senatoriale-80368904-comments.html#comment86438534 drapeau-france-republique-bananiere

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 20:55
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 20:40
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 18:13

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/172197;pourquoi-manuel-valls-a-des-chances-de-remporter-l-election-a-la-primaire-socialiste.html

 

Pourquoi Manuel Valls a des chances de remporter l'élection à la primaire socialiste

La surprise de la primaire des Verts en est la preuve : ce n'est pas le candidat donné gagnant par les sondages qui remporte forcément l'élection. Au Parti socialiste, on peut avoir l'impression que le duel pour la présidentielle se joue entre François Hollande et Martine Aubry. C'est oublier qu'il y a quatre autres candidats en lice.
Six en lice

 

13 juillet. Clôture officielle des candidatures à la primaire socialiste. Six postulants : Aubry, Hollande, Royal, Montebourg, Valls, Baylet. Alors qu’Eva Joly créait hier la surprise en remportant la primaire fermée d’Europe Écologie-Les Verts, Ségolène Royal et Manuel Valls, qui ne manquent pas de suite dans les idées, rappelaient malicieusement à la presse et à l’opinion le fameux adage : les favoris des sondages sont rarement ceux des électeurs. Effectivement, rien n’est joué et si l’histoire se répète en octobre, alors ces deux challengers ont bon espoir de l’emporter.

 

Au cimetière des éléphants

 

Simultanément, Hollande et Aubry défilaient avec leurs équipes de campagne. Cette dernière, la plus influente sur le papier, peut compter sur le soutien affiché de 82 personnalités, issues du Parlement ou de la société civile. De son côté, Hollande qui a grimé l’auto-persuasion en assurance virile (du style “Je suis le meilleur. Voilà pourquoi je me présente”) amuse et agace par sa volonté effrénée de conquérir une légitimité et une autorité lacunaires. Les strauss-kahniens, Moscovici en tête, l’ont rejoint massivement sous la bannière de “socialisme réformateur et moderne”. Une étiquette qui suit les consignes de Terra Nova : “les ouvriers ne votant plus pour nous, visons à présent les classes moyennes”. La cible toute indiquée est le bobo parisien, les enseignants, les étudiants, les cadres moyens, et une partie des femmes et des immigrés. Une orientation lucide, sur fond de résignation.

Les classes populaires, quant à elles, n’ont toujours pas digéré le virage social-libéral des années Jospin auxquelles a participé directement “la dame des 35 heures”, Martine Aubry, et indirectement François Hollande alors aux manettes du parti. Leur vote oscille depuis 10 ans, entre FN, UMP et abstention. Convaincront-ils en cet automne 2011, déjà annoncé comme “rouge vif” sur le terrain politique et économique par les banques, les assurances et autres économistes ? Convaincront-ils dans une période de bouleversements littéralement historiques, où le réflexe est traditionnellement de se replier sur des valeurs refuges ?

Trop peu de nuances idéologiques

Lequel, parmi les candidats potentiels, a déjà fait ses preuves face aux crises ? Hollande ? Non. N’ayant aucune expérience gouvernementale, il reste surtout célèbre pour son rôle majeur dans l’entretien de la machine à perdre socialiste en 2002. Réfractaire à une sortie rapide du nucléaire, il est à gauche l’ennemi juré des écologistes. Aubry ? La descendante biologique et spirituelle de Jacques Delors a d’emblée choisi la communication la plus inappropriée qui soit : “Le changement”. Elle inspire encore aujourd’hui trop de méfiance et souffrira de sa ligne conservatrice dans un contexte mondial qui exige souplesse et adaptation.

Les nuances idéologiques sont en outre tellement peu accusées entre Martine et François, qu’on peut escompter une dispersion et une péréquation des suffrages durant la primaire. Les classes aisées, les classes moyennes libérales, et les classes populaires ont déjà réservé leur vote pour Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen en 2012. Conséquemment, ils n’auront aucun intérêt à voter en octobre pour les deux plus anciens bretteurs socialistes. Au contraire, ils feront tout pour qu’ils ne figurent pas sur la liste des présidentiables. Les déçus de l’UMP cherchent eux la radicalisation sécuritaire et ne pourront pas la trouver parmi ce duo. Enfin, les allergiques aux promesses archaïques, à la démagogie, et aux querelles d’ego socialistes, par hypothèse, ne se déplaceront que pour un vote d’élimination. Si ces conjectures s’avèrent exactes, ni Aubry ni Hollande ne passeront le cap automnal.




Manuel Valls / 6 juillet 2011 / REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Manuel Valls, le 6 juillet 2011. Crédit photo : Revelli-Beaumont / Sipa

 


Charognards et prédateurs


Royal, qui a fait ses preuves comme opposante viable à Sarkozy, sans toutefois concrétiser, bénéficiera d’un vote intermédiaire : ni d’adhésion, ni d’élimination. Baylet (PRG), quasi inconnu du grand public, s’est déjà exclu de la course en confessant sur une chaîne de télévision, et à une heure de grande écoute s’il vous plaît, qu’il se présentait “à défaut” d’autres volontaires. Restent donc Manuel Valls, le plus à droite au PS, et Arnaud Montebourg, le plus à gauche. Montebourg est potentiellement le plus marginal des candidats socialistes. Par ses attaques incessantes et téméraires contre la mondialisation et la corruption parmi les siens, il s’est attiré les foudres des cadres du PS. Les électeurs de gauche qui souhaiteront le pragmatisme ainsi que les idées et sang neufs, opteront plus volontiers pour Valls.

 

Valls à trois temps

 

Nombre de sympathisants de la droite classique ou extrême, désirant une réélection de Sarkozy ou un triomphe de Marine Le Pen en 2012, hésitent entre les deux jeunes loups. Qui serait le plus friable face à leurs propres leaders ? Ils sont à peu près persuadés que Montebourg et son cheval de bataille, la démondialisation, désuète selon eux, assureraient la victoire à la droite. Mais certains, consciemment ou non, perçoivent Manuel Valls le sécuritaire comme un optimum de second rang ; le plus viscéralement à droite des candidats de gauche.

Qu’il délaisse demain le rose pour le bleu ou non, le Sarkozy de gauche défend les intérêts d’une partie de la droite. Face à l’actuel président de la République, le benjamin peinerait certainement à se démarquer et à rivaliser en crédibilité et en expérience. Si toutefois il était élu, il représenterait un moindre mal pour l’UMP et lui laisserait envisager, après les législatives, une cohabitation synergique. Valls, héritant des aspirations socialistes au renouvellement et de la mobilisation assurément massive de l’électorat UMP, pourrait bien alors créer la surprise à l’issue des primaires ouvertes. A suivre.



 


 Securité valls 
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Published by Syndicat indépendant de la police municipale - dans Politique
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 16:45

vallsManuel Valls, député-maire d’Evry (Essonne), explique pourquoi il est candidat à la course à l’Elysée :

 

(....)http://www.liberation.fr/politiques/01012342044-la-primaire-reservera-bien-des-surprises

 

Dans les quartiers en difficulté, que préconisez-vous concrètement ?

Nicolas Sarkozy a abandonné ces quartiers. Il nous faudra tout revoir en créant une police dédiée aux quartiers, fidélisée, expérimentée et mieux payée. Mais aussi en renforçant les polices municipales et en les généralisant sur l’ensemble du pays. Aujourd’hui, l’inégalité entre les territoires est réelle. Pour des raisons politiques ou financières, certains maires n’ont pas fait ce choix au risque de mettre en danger les habitants de certains quartiers. Ce qui s’est passé ce week-end aux Tarterêts (lire page 14) en est la preuve. Rejetant toutes les formes de l’autorité républicaine, des individus plongent ces quartiers en état de guerre pour y prendre le pouvoir.

 

Non seulement Manuel Valls "parle" mais il agit concrêtement dans la ville d'Evry ...C'est aux fruits qu'on juge l'arbre et ceux de Valls nous donnent envie d'en manger !

 

B/N le 29/06/2011

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