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syndicat indépendant de la police municipale SIPM

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Armes pauvreté et délinquance : les idées fausses

gun-copie-1.jpgA l'approche d'échéances électorales importantes il est important de mettre fin à de nombreuses idées fausses sur la délinquance . Sébastien Roché, sociologue et chercheur au CNRS a publié une étude scientifique « La délinquance des jeunes », aux éditions du Seuil.

 

La société se caractérise par « plus de délinquance et plus de social ». La délinquance progresse tout simplement parce qu’on ne fait rien pour l’endiguer. La société a renoncé à se défendre et les citoyens sont incapables de gérer les situations où ils sont physiquement impliqués. La grande majorité des parents tente de dissuader ses enfants de renoncer à l’usage de force physique, cela a paradoxalement pour effet de rendre l’usage de la violence plus efficace. Le désapprentissage de la violence chez les honnêtes citoyens est tel que les délinquants comptent sur l’absence de résistance de leurs victimes. Si le citoyen est physiquement et moralement désarmé, il en est de même de la police et de la Justice qui ne recueillent pas les priorités des gouvernants.

La répression s’avère pourtant indispensable pour affirmer les valeurs qui doivent prévaloir dans la société. Si la délinquance progresse, c’est parce que, ni les freins sociaux, ni les freins gouvernementaux, ne sont actifs. Le laxisme a introduit dans les esprits des délinquants l’idée qu’il existerait un droit au vol : dans cette optique, les victimes qui résistent doivent être punies !

La criminalité n’est pas une conséquence de la pauvreté. Au contraire, plus une société est riche, plus elle est criminogène, parce que les tentations et les cibles sont plus nombreuses et plus vulnérables. Enfin, les normes deviennent plus complexes, plus floues et moins sanctionnées par la loi. La disparition des normes imposées est une cause indéniable de criminalité : la société en arrive à autoriser et punir n’importe quoi, on nage en plein arbitraire.

 

L’idée selon laquelle les délinquants seraient des victimes de la société est une idée perverse et inexacte. C’est oublier que certains éprouvent de la jouissance à commettre des délits, à prendre des risques, à s’imposer et démontrer leur force. Il faut renoncer à la thèse marxiste selon laquelle le délinquant de rue serait, en fait, un révolutionnaire : cette thèse n’a aucun fondement autre qu’idéologique.

Les programmes de prévention sociale sont tellement vastes et flous que l’on ne peut, et on ne veut, en mesurer l’efficacité. De plus, la prévention n’a aucun sens, si elle n’est pas ciblée sur des groupes donnés ou des faits précis. Or, les pouvoirs publics tendent à mélanger animation, insertion et limitation des délits, sans aucun objectif défini.

 

Dans une large mesure, l’occasion fait le larron. Une société, qui multiplie les tentations, mais qui est vulnérable, incapable de se défendre, explique largement l’explosion de la délinquance. Il est frappant de constater que les cambriolages chauds (en présence des habitants) sont beaucoup plus rares dans les pays où la détention d’armes est courante (USA). De plus, les cibles protégées et défendues sont moins souvent la cible des délinquants : ceux-ci adaptent leur comportement aux risques. Plus une cible est aisée, accessible et vulnérable, plus elle attire la délinquance. Et curieusement, plus il y a de cibles vulnérables, plus on assiste à de la violence et des homicides.

 

Le fait que la masse des citoyens ait désappris à utiliser la violence et à se défendre est une source indiscutable de criminalité. Plus on renonce à l’usage de la violence, moins on sait réagir adéquatement en cas d’agression. De ce fait, la violence devient la méthode la plus efficace pour les délinquants. Pour les jeunes délinquants, celui qui est incapable de réagir est un faible et suscite le mépris. Il semble que le fait de ne pas résister au vol ne protège pas de la violence, mais au contraire la suscite !

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Le SIPM/EUROCOP espère que ces quelques lignes feront réfléchir nos politiques et nos collègues : il est en effet de bon ton de conseiller aux victimes de se laisser agresser sans réagir ...

 

B/N SIPM/EUROCOP le 14/12/2011



 

 

 

 

 

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