syndicat indépendant de la police municipale SIPM
Publié le mardi 21 septembre 2010 à 11H50
Deux hommes ont été interpellés et déférés. Le policier a une ITT de 20 jours
Pas de communication hier du côté des policiers municipaux d'Aubagne, après que l'un d'entre eux a été blessé samedi en début d'après-midi en marge d'un mariage. (La Provenced'hier) "Il est choqué et ne veut parler à personne", confiait seulement le responsable Jean-Noël Frau.
Le fonctionnaire municipal de 49 ans souffre de sérieuses contusions, d'une fracture de la main et d'une entorse à la cheville. Il a fait l'objet d'une interruption temporaire de travail (ITT) de 20 jours.
Les auteurs présumés, un homme qui circulait en quad et qui aurait foncé avec son véhicule sur le policier municipal, interpellé samedi, et un second, à moto, arrêté dimanche, ont été placés en garde à vue et entendus au commissariat puis déférés hier après-midi. Selon les enquêteurs les deux jeunes Aubagnais de 20 et 21 ans, connus des services de police pour des actes mineurs, ont nié les faits. Le présumé conducteur du quad aurait affirmé "ne pas être là", le second "n'avoir rien vu".
Ils devront toutefois répondre devant le juge de "violences volontaires avec arme par destination contre une personne dépositaire de l'autorité publique".
Du côté du Syndicat national de la police municipale, majoritaire au sein des effectifs aubagnais, selon son vice-président Frédéric Foncel, "c'est la série noire qui continue, maintenant c'est tous les jours", déclarait-il hier en faisant référence au drame de Beauvais mi-septembre. Le policier cannois avait fait spécialement le déplacement à Aubagne avec Mathieu Lascaud, conseiller technique du syndicat. Pour lui, le silence a été trop longtemps gardé et il plaide pour que les policiers municipaux soient armés."Les politiques ne veulent pas entendre parler d'armer les policiers municipaux parce qu'ils ne connaissent pas la réalité de notre travail sur le terrain. Le temps du garde champêtre est révolu. 33% des villes ont équipé d'armes leurs agents".Un nouveau débat sera-t-il engagé à Aubagne?
droit qu'à une éventuelle prise en compte de la pénibilité de votre travail .