syndicat indépendant de la police municipale SIPM
C’est un des grands tabous de la Police Municipale :
De très nombreux cadres de la Police Municipale, directeurs ou chefs de service, fuient depuis plusieurs mois la fonction.
En cause, outre un volet social plus que défavorable,le harcèlement que subissent ces fonctionnaires, traités comme des agents « jetables ». De très nombreux policiers municipaux d’expérience, ayant gravi les échelons, ayant passé les concours et formations sont dans de grandes difficultés personnelles et professionnelles.
Concurrencés par des fonctionnaires et militaires en détachement, ces policiers municipaux gradés ne trouvent pas de postes en mutation, tant il est vrai que dans la Police Municipale on recrute non au regard de qualités objectives, mais selon des critères farfelus, au bon vouloir d’élus et de fonctionnaires communaux qui ne connaissent rien à la fonction.
Certains sont en disponibilité, d’autres en arrêt maladie. Beaucoup sont partis dans les filières administratives ou techniques, ou dans d’autres fonctions publiques.
Enormément sont en grande souffrance, subissent des sanctions injustifiées ou sont sous employés. Les moins malheureux sont placardisés.
Voilà la réalité de la Police Municipale en 2012 pour ceux qui ne peuvent facilement muter pour fuir une situation inacceptable.
Voilà le résultat d’une police locale laissée aux mains des élus et de leurs sbires les DGS !
Le SIPM-FPIP /EUROCOP affirme une nouvelle fois qu’il faut supprimer la Police Municipale telle que nous la connaissons , en raison du hiatus entre le statut et les fonctions et créer la IVème fonction publique de la sécurité afin que les policiers municipaux puissent exercer dans un état de droit et non dans une féodalité municipale !
Devons nous attendre des suicides ?
Paris le 03/11/2012